Un peu d'histoire

 

Les secrets du passé


Au temps lointain ou tout était silencieux dans ce grand carré de forêt qui deviendrait notre belle paroisse de Saint -Rose de Poularies, une végétation luxuriante.

<< Faire de la terre>> comme on disait dans le temps, n’était pas de tout repos.


 

LA VIE RELIGIEUSE

On ne peut faire un retour le moindrement solennel dans le passé de Sainte-Rose de Poularies sans reconnaître que nos devanciers nous ont laissé un patrimoine religieux qui éveille en nous des sentiments de reconnaissance et d’admiration. Notre vie de foi s’enracine dans le passé qui s’appelle Jésus-Christ; le passé de nos ancêtres a laissé des édifices et des traditions ou la vie de foi d’aujourd’hui se sent à l’aise.

Sainte-Rose de Poularies a été fondée en 1921 et fut desservie jusqu’en 1922 par l’abbé J.M. Tremblay curé de Saint-Jean de Macamik. À l’automne 1922 que l’abbé Joseph-Napoléon Lévesque dit sa première messe à Sainte-Rose dans la maison de M. Charles Luneau, qui devait servir temporairement de chapelle. Poularies existait officiellement depuis 1924; le groupe des paroissiens étaient désireux de se donner des signes d’une vraie paroisse : avoir leur église et ses dépendances. C’est en 1927, l’assemblée de la paroisse, il fut décidé à l’unanimité de bâtir une église. En 1948, son Excellence Mgr Aldée Desmarais, évêque d’Amos, comblait de joie les paroissiens de Sainte-Rose en procédant à la bénédiction du carillon longtemps attendu et désiré. Les trois cloches sont nommées : Sainte-Rose de Lima, Marie Reine de la Paix et Anne.

En 1937, ce construisit le presbytère sous la direction de M. Antoni Hébert. En 1997, n’ayant plus de prêtre résident, aux termes de différentes avenues et consultation des paroissiens, les marguilliers optent de convertir le presbytère en y aménageant deux loyers ainsi qu’un bureau réservé aux fins de la fabrique. C’est en 2008 que la bâtisse est vendue et le bureau est dirigé au sous-sol de l’église.

 

Le cimetière de Poularies, à été érigé avec les anciens et nouveaux marguilliers, qu’ils étaient en concert avec M. le curé, décident d’ériger un charnier en bloc de ciment et béton armé, au cimetière. La première corvée aura lieu le 5 septembre et le coût ne dépassera pas 200$.

 

En été juillet 1963, des travaux sont en cours au cimetière pour l’érection d’un calvaire au dessus du charnier. 1er septembre, bénédiction du nouveau calvaire au cimetière.

 

1965, 15 novembre. Illumination du calvaire au cimetière.

1984 – Réaménagement du cimetière, aplanissement de terrain, réalignement de monuments et semence de pelouse.

1995 – Acquisition d’une parcelle de terrain de 105 pieds par 90, longeant le côté nord de l’entrée du cimetière, dont monsieur Mario Carrier était propriétaire.

1997 – Nouvelle clôture.

2002 – Construction du nouveau charnier, structure en bois sur base de béton avec revêtement de vinyle.

2011 – Jugé non-sécuritaire, l’ancien charnier est condamné; il est démoli en 2012. Le contenu nécessaire à l’entretien devant être relocalisé (matériaux, pelles, brouette, tracteur à pelouse, etc.). On propose de construire, pour servir de cabanon, une annexe au nouveau charnier.

2019 – Achat du columbarium.

2023 – Des travaux de remise à neuf ont été effectués au cimetière. La clôture a été redressée et un nouveau portail a pris place.

 

 

 

La vie scolaire

La communauté de Poularies a manifesté dès 1921 sa volonté de fournir une éducation à ses enfants en demandant la création d'une commission scolaire. Cette initiative précoce a conduit à la construction rapide de plusieurs écoles dans les rangs environnants, répondant ainsi aux besoins éducatifs de la population croissante.

Au fil des décennies, le paysage éducatif de Poularies s'est enrichi de plusieurs établissements, notamment des écoles portant le nom de saintes en 1940, marquant ainsi l'engagement religieux dans l'éducation locale.

 École du village : Sainte-Cécile

                       École du 4e-et-5e Rang Ouest : Sainte-Jeanne-d’Arc

                       École du 6e-et-7e Rang Est : Sainte-Thérèse

                       École du 6e-et-7e Rang Ouest : Sainte-Anne 

                       École du 8e-et-9e Rang Est : Sainte-Colette

                       École du coin du 8e-et-9e Rang : Sainte-Catherine

                       École du 8e-et-9e Rang Ouest : Sainte-Marguerite

En 1948, une école est construite au village; elle comprend quatre classes et un logement pour de futures religieuses. À la suggestion monseigneur Desmarais, elle porte le nom d’école Lévesque en l’honneur du chanoine Lévesque, curé-fondateur de la paroisse.

L'arrivée des religieuses des Sœurs de Sainte-Anne en 1949 a apporté un nouveau chapitre à l'histoire éducative de la région, marquant une période de présence active et d'influence dans les écoles locales.

Dans les années suivantes, de nouveaux établissements ont été ouverts pour répondre à la demande croissante d'éducation, reflétant l'engagement continu de la communauté envers l'instruction de ses enfants. Deux écoles s’ajoutent dans le 4e-et-5e Rang; elles sont nommées Marguerite-Bourgeois et Jeanne-Mance. Et, une autre école ouvre ses portes à l’intersection du 8e-et-9e Rang et de la Route 101. Pour souligner l’Année mariale, l’école est nommée Immaculée-Conception. Un transport est organisé pour les élèves de cette école.

Grâce aux transports organisés par la Commission scolaire, 163 élèves reçoivent l’enseignement au village. Les élèves des 6e et 7e années résidant dans le 6e-et-7e Rang ainsi que dans le 8e-et-9e Rang y sont alors transportés.

 

En 1957, Près de l’école Lévesque, une nouvelle école est construite; elle comprend cinq classes et une résidence pour les religieuses; on lui donne le nom de Couvent Sainte-Anne.

À partir de 1964, les religieuses décident de ne plus offrir la 11e année au couvent. Les quatre élèves concernés sont transportés à Sainte-Germaine-Boulé par monsieur Laurent Ménard. C’est en 1965, que les élèves de 10e et 11e années sont déplacés à Macamic, les filles au couvent et les garçons au collège.

La présence des religieuses a marqué profondément l'éducation locale pendant des décennies, mais leur départ en 1975 a signalé un changement dans le système éducatif de Poularies.

La construction de la nouvelle école à débuté en 1991 sur Drouin et transférés en septembre 1992. Lancien couvent, devenu inutilisable, est ensuite démoli.

2000 Le pavillon de Poularies change institutionnelle, en passant de Royal-Roussillon à l’école Bellefeuille et se rejoint ainsi les pavillons de Taschereau, Authier-Nord et Chazel.

 

 

 

Chemin de l’école…. Chemin de souvenirs

L’école du rang sollicite encore un peu d’espace parce qu’aux dires des paroissiennes et paroissiens, elle a gravé dans les mémoires, non seulement des lettres et des chiffres, mais de bons souvenirs qu’il est agréable de faire revivre.

Selon la densité de population, nos écoles de rangs étaient bâties au centre d’un parcours d’environ trois milles. Il y avait donc, de chaque côté, une clientèle soumise à une marche régulières d’un mille et plus pour se rendre à l’école.

N’ayant pas le privilège de regagner la table familiale pour le dîner, ceux et celles qui demeuraient plus loin devaient apporter des victuailles pour le midi. Même si le chemin de l’aller et du retour ajoutait un certain fardeau aux heures de l’école, il ne manquait pas de charme selon les saisons.

Ainsi se terminait l’année scolaire à l’école du rang. Les deux mois de vacances qui suivaient étaient sans doute une joie pour tout le monde; mais ceux et celles qui aimaient leur petite école et leur maîtresse s’en allaient un peu triste avec l’impression que quelque chose allait manquer à leurs loisirs de l’été.